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Faillite de Thomas Cook, c’est bien fait ? 




Faillite de Thomas Cook, c’est bien fait ? 




Après plusieurs semaines de négociations pour trouver les fonds nécessaires à sa survie, l'entreprise Thomas Cook s'est finalement déclarée en faillite, le lundi 23 septembre. Comment le plus vieux voyagiste au monde s’est-il retrouvé dans cette situation ? Quelques éléments de réponses.

La transformation digitale à l'heure du DigitalWashing

Depuis une dizaine d’années le concept de greenwashing est apparu au sein de l’univers des entreprises. Ce concept permettant d'abuser d'argument « écologique » ou «  environnemental » pour défendre l’image de l’entreprise malgré une inaction flagrante, à depuis largement été dénoncé par de nombreux acteurs. Mais qu’en est-il du digitalwashing? Ce même concept, permettant de mettre en avant comme argument « la transformation digitale » ou encore « la digitalisation » malgré un désintéressement prononcé et des investissements en trompe l’oeil, à également émerger depuis peu. Sans y voir un lien direct de causalité, le digitalwashing semble avoir été au coeur de la chute de Thomas Cook.

 

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Une transformation digitale en trompe l'oeil

Il y a quelques années maintenant, Thomas Cook avait mis en avant de nouveaux projets digitaux ambitieux, à l’image de boutiques avec de nouveaux outils numériques interactifs,  d’une optimisation de son site internet avec des effets directs sur les réservations en ligne, ou encore d’une nouvelle manière d’aborder le tourisme axé sur la digitalisation de son offre. À cette époque l’ensemble des discours prononcés par les dirigeants de Thomas Cook, mettait sur le devant de la scène le « digital » comme étant l’élément indispensable à l'évolution de l’entreprise.

Cependant, ces discours n’ont entrainé aucune transformation en profondeur des processus. Au contraire la politique mise en place a plutôt contribué à considérer le digital comme un gadget, et ce malgré une communication convaincante à ce sujet.  Abusant du digitalwashing, Thomas Cook n’a finalement que très peu investi dans sa transformation digitale. Entre incapacité de proposer l’ensemble de son offre de manière efficace sur leur site internet, une absence d’omnicanalité ou encore une réactivité en baisse, l’entreprise pluricentenaire, pionnière des agences de voyages, a donc cessé brutalement d'exister, totalement dépassée par les nouvelles agences digitales, connectées, et par les plates-formes comme Booking. Les clients ont franchi la porte d'autres agences de voyages plus réactives, plus connectées, plus ouvertes, et réellement omnicanales. Mettre en avant sa « transformation digitale » sans que celle-ci ne transforme l'entreprise, autrement dit faire du « digitalwashing », peut s’avérer suicidaire pour une entreprise au 21e siècle.

Source :

https://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/la-faillite-de-thomas-cook_2099069.html

https://www.tourmag.com/Thomas-Cook-nous-avons-triple-nos-ventes-en-ligne-en-2017_a92247.html

https://www.definitions-marketing.com/definition/digital-washing/

 

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